JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE 2020 – ANNULÉ

En raison de la crise sanitaire du Covid-19, nous nous voyons contraints d’annuler l’édition 2020 des Journées Européennes du Patrimoine.

Les 37èmes Journées Européennes du Patrimoine auront lieu les 19 et 20 septembre 2020, autour du thème ” Patrimoine et Éducation : apprendre pour la vie! “.

Le Musée Jean Aicard : Les Amis de Jean Aicard présentent une exposition dans l’Oustaou de Maurin des Maures sur Jean Aicard dans les manuels scolaires. Ils présenteront les manuels scolaires de la fin du XIXème siècle et début du XXème siècle dans lesquels figurent des poèmes de Jean Aicard.
Cette exposition sera ouverte au public le samedi 19 septembre de 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00, et le dimanche 20 septembre, de 10h00 à 12h00.
Le Musée du Vêtement Provençal sera ouvert en visite libre.
Le samedi 19 septembre de 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00, et le dimanche 20 septembre, de 10h00 à 12h00.

Nos traditions

La Cérémonie des Apôtres

 Grâce aux généreux legs des frères Maunier, fait le 18 septembre 1723, de deux propriétés sises, l’une à Solliès – Pont, l’autre à La Crau ; le jour de la Saint – André le 30 novembre, une distribution de pain à la population avait lieu devant l’église après la bénédiction. Dans ce testament il est ordonné que soit remises et données annuellement et perpétuellement trois charges de blé pour être transformées en pain et distribuées le jour de la saint – André. A cette première distribution s’ajoutent plus tard deux autres. L’une la veille de Noël le 24 décembre et l’autre le 26 décembre.

 La veille de Noël, les autorités, les conseillers et tous les notables se réunissent à la mairie avec douze enfants (douze apôtres) choisis parmi la population la plus nécessiteuse. On leur donne 1 kilo de viande, deux pains, des figues et des noix. Au fil du temps des hors d’œuvre et des légumes compléteront cette obole. On distribue aussi à chacun une bougie blanche, symbole de lumière, de nativité.

 Aujourd’hui la cérémonie a lieu le 24 décembre à 17 h précises. Douze enfants sont choisis parmi les familles de Solliès – Ville. Revêtus d’aubes blanches, ils participent au défilé aux flambeaux. Les offrandes faites, à ces douze Apôtres, ont un peu changé mais ils ont toujours de quoi faire un très bon repas de Noël. Chacun se transmet une flamme, de bougie en bougie, écoute l’évocation des frères Maunier, partage une collation faite de vin et biscuits du terroir et une baguette de pain est remise à chaque personne assistant à cette cérémonie.

Fête Votive
Oratoire

oratoire

Saint Loup, saint patron des Sollièsains (ou Sollies-Villains)
Né à Toul au V siècle, moine au monastère de Lérins, évêque de Troyes il y chassa Attila qui ravageait les Gaules. Saint Loup mourut en l’an 478. Plusieurs miracles lui sont attribués.

 Autrefois le jour de la Saint Loup, les garçons allaient cueillir du fenouil dans la colline pour ensuite le distribuer à toute la population qui se rendait en procession à la Chapelle Saint Loup. Chacun faisait alors bénir son bouquet de fenouil. Après la messe commençait la fête…

 La chapelle Saint Loup construite au XVII siècle était situé à l’entrée du village, on l’a remplacée par un oratoire, dédié au saint, au moment de l’élargissement de la route.

Histoire et Patrimoine

Les communes actuelles : Solliès-Ville, Solliès-Pont, Solliès-Toucas et la Farlède (autrefois Solliès-Farlède) ne formaient qu’un seul et même village. Suite à la demande de la population en 1792, la convention décida le découpage en quatre communes. Le 19 germinal an VII (8 avril 1799). Chaque village sera délimité et s’administra seul.

 Au XVIéme siècle, Solliès-Ville, la ville mère, voit peu à peu descendre la population dans la vallée et se concentrer autour du Gapeau offrant énergie et fertilité. De part et d’autre des hameaux se forment pour devenir plus tard des paroisses puis des communes : La Farlède, (farléto en provençal, le fenouil surnom donné à une famille soit disant un peu gênante), Solliès-Pont pour ses nombreux ponts le long du fleuve, le troisième et dernier, Solliès-Toucas dont l’origine est due à deux génois, les frères Tocasso qui se fixèrent sur les rives du Gapeau.

village-1-765x570

Les Musées

Le Musée du vêtement Provençal

musee-du-vetement-provencal

Ce musée est situé dans un ancien moulin à huile construit en 1772. Il cessa toute activité après le terrible gel de 1956, qui anéantit ainsi une grande partie des oliviers de la région.

Plus de 200 vêtements de femmes, d’hommes, d’enfants et accessoires de la vie quotidienne composent l’exposition permanente.

La collection couvre la période de 1800 à 1915, période fatale au vêtement provençal remplacé par la mode parisienne.

L’architecture intérieure du « moulin à sang », (moulin dont les meules pouvaient être tournées autant par les hommes que par les animaux), ses six voûtes de presse, sa cuisine typiquement provençale avec son potager (cuisinière), ainsi que de très belles pièces d’indiennes, la robe de mariée qui en Provence avant 1850 n’était pas blanche mais de couleur verte-olive, sauront-vous conter les belles traditions de notre région.

L’Église St-Michel

eglise-saint-michel

L’Église Saint Michel Archange, domine depuis 10 siècles la Vallée du Gapeau. Construite entre la fin du XIème et le début du XIIème siècle, son style est un mélange de roman et de gothique.

Elle doit sa particularité à ses deux piliers centraux de 13 m de haut qui font d’elle une église à deux nefs égales. Cette originalité s’expliquerait par la présence du château contigu à l’église, détruit en 1578 par une révolte paysanne, et dont on peut encore voir les ruines : l’église aurait été une salle dont la nef principale était reliée au château.

Les orgues, restaurés en 1992, possèdent un buffet de style gothique flamboyant. Ils ont été construits par Antonius Millani en 1499. Le buffet est l’un des plus anciens buffets d’orgues signé de France. On peut en effet lire une inscription en latin : « Cet orgue a été fait par le frère Antonius Millani, de l’ordre de Saint Augustin ». Deux soleils représentant la commune, apposés sur la façade, sont des vestiges du buffet d’origine.

Le clocher date de 1661 et renferme une cloche baptisée en 1938, qui se prénomme comme sa marraine Madame Fille Beguin de Cuers « Rose-Marie ». Elle annonça le jour de ses sept ans l’Armistice de la dernière guerre.

Le campanile, véritable œuvre d’art, construit pour résister aux assauts du Mistral date de 1662. Il renferme une cloche de note « mi » datant de 1531.

Le Musée Jean Aicard

musee-jean-aicard

Jean Aicard (1848 Toulon -1921 Paris) poète, écrivain et académicien. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont le roman « Maurin des Maures » publié en 1908, au sujet du célèbre braconnier provençal. En 1869, à 21 ans, il est élu à l’Académie du Var. Il publie son premier ouvrage « Les Jeunes Croyances » puis il enchaîne par des essais, des nouvelles, des recueils de poésie, des pièces de théâtre et des romans. Le 1er avril 1909 Jean Aicard est élu à l’Académie Française au siège de François Coppée. Il a 61 ans. Pierre Loti répondra à son discours de réception le 13 décembre 1909.

En 1914, au hasard d’une promenade, il découvre Solliès-Ville. En 1916 il achète   « la petite maison qui semble se blottir contre l’église ». Devenu Maire du village en 1919, il fera classer les ruines du château des Forbin aux Monuments Historiques et y fera jouer par la Comédie française, en août 1920, sa pièce :           « Forbin de Solliès ou le Testament du roi René ».

Pour tout renseignement complémentaire sur Jean Aicard : www.amisdejeanaicard.free.fr

Visites guidées ou libres à la demande et groupes, uniquement sur réservation.

Tel : 04 94 33 72 02 – Courriel : musesollies@orange.fr

Ouverts du mardi au samedi, fermés les dimanches, lundis et jours fériés; le mercredi après-midi et le samedi matin. 

Accès par autoroute A57 Toulon / Nice – sortie n°6 La Farlède.

Circuit guidé des trois monuments :

Départ des visites au musée du vêtement provençal à 10h, 14h et 16h, sur réservation.

 Idée sortie pour les groupes :

  • une journée dans la Vallée du Gapeau
  • visite des musées de Solliès-Ville + déjeuner dans un restaurant du village (liste sur demande)

Médiathèque

Médiathèque de Solliès-Ville

mediatheque

Médiathèque municipale “Marcel Marlier”

Place Jean Aicard
Tel : 04.94.33.24.57
Courriel : mediatheque.solliesville@wanadoo.fr

Horaires d’ouverture au public :

Lundi : 10h00 – 11h15 / 16h00 – 19h00

Mardi : 10h00 – 11h15

Mercredi : 10h00 – 12h00 / 14h00 – 17h00

Jeudi : 10h00 – 11h15 

Vendredi : 16h00 – 18h15

Venez découvrir les dernières nouveautés (enfants et adultes)

Environ 5 000 documents sont à votre disposition :

  • Un espace jeunesse

espace-enfnats

BD, documentaires, romans, contes, albums, CD et DVD.

  • Un espace adultes

Romans, policiers, fictions, documentaires, BD, biographies, fonds local, CD et DVD.

L’inscription est gratuite et obligatoire pour emprunter des documents.

Chaque lecteur inscrit peut emprunter :

Pour un délai maximum de 3 semaines : 2 documents imprimés.

Pour un délai maximum d’une semaine : 1 CD et / ou 1 DVD.

Il est possible :

– de nous réserver un document
– de faire venir par le biais de la Médiathèque Départementale du Var, des documents que nous ne possédons pas.

Le Bibliobus de la Médiathèque Départementale passe environ tous les 4 mois afin de renouveler notre stock.

Service de prêt à domicile :
Il est opérationnel sur simple appel au : 04 94 33 24 57

les personnages célèbres du village

André FILIPPI
andre-filippi

 Né, en 1902, André Filippi a eu, dès son plus jeune âge, des dispositions pour le dessin. Il fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Toulon où il obtient de nombreux prix. Electricien à l’Arsenal, il y est mobilisé pendant la seconde Guerre Mondiale. Cette période tourmentée et les événements l’obligent à quitter Toulon avec sa famille. Il se réfugie à Solliès-Ville pendant 18 mois. Il habite rue Marseillaise.

 Ami de M. Paul Maurel, maire du village de 1944 à 1959, dont il a eu l’occasion d’illustrer de nombreuses œuvres, il se fait des relations au sein du village. Le berger, M. Fabre, typique, enveloppé dans sa cape, lui sert de modèle pour un tableau tout d’abord et un santon par la suite. Cet homme à l’âme simple, cultivé et intelligent, plait énormément à Filippi qui devient un de ses meilleurs amis.

 Pour se consacrer entièrement à son art, il quitte l’arsenal et crée une petite entreprise de santons. Un ami représentant le fait connaître dans la région et bien au-delà, si bien qu’au bout de peu de temps, les commandes dépassent le rendement. Ces santons de terre non cuite reproduisent des petits personnages haut de 3 cm tout d’abord, puis peu à peu André Filippi crée des santons puces qui acquièrent la célèbre réputation qu’ils ont toujours. Notre village et ses ruelles ont servi de modèle à ses décors de crèches.

Carte postale (Filippi-Petit)
dessinfilippi
Dessin Filippi


Jean Aicard et Forbin de Solliès
L’oustaou de Maurin des Maures

l-oustaou-de-maurin-des-maures
Jean Aicard, ©Photo aimablement communiquée par Editions Marius Bar-Toulon
Jean Aicard et Palamède de Forbin

 (Texte inspiré de « Je dis tout », n° 807 samedi 14/08/1920.)

 Les seigneurs des lieux les Forbin ont inscrit leur nom dans l’histoire de la région. Palamède de Forbin est le premier de cette famille à s’être illustré en jouant, au XV siècle, un grand rôle dans l’union de la Provence à la France. C’est cela que Jean Aicard va faire revivre en écrivant une œuvre dramatique « Forbin de Solliès ou le Testament du Roi René » qu’il fera jouer par la Comédie Française, le 7 août 1920, jour de fête commémorant la réunion de la Provence à la France. Il choisira comme décor les ruines du château des Forbin.

 Le 7 août 1920, sous un soleil radieux tout le monde monte à Solliès-Ville pour assister à la fête commémorative et aux trois inaugurations. Vers 15h00, on procède à celle du monument aux morts, petite construction adossée au mur de l’horloge. Une plaque en marbre porte le nom des douze enfants du pays, morts pour la France. Plus bas, quelques vers de Jean Aicard leur rendent hommage. On inaugure aussi un médaillon représentant Antonius Aréna, poète macaronique, qui s’est battu contre les troupes de Charles Quint en 1536, pour défendre son village natal. Ce médaillon est réalisé par le sculpteur Paulin Bertrand.

 A 16h30, les spectateurs se pressent sur l’esplanade de la Montjoie pour voir la pièce du poète. Les ruines servent de scène. La porte, brèche béante sert d’entrée aux artistes. Un petit oratoire placé sur un des côtés, ajoute une note plaisante au décor. La musique des équipages de la flotte joue en entrée la « Marche des Rois ». Un coup de clairon retentit, la pièce commence. Eugène Silvain, joue le rôle du bon roi René, Gerbault celui de Palamède de Forbin. Les membres de la Comédie française tiennent les rôles principaux. Dans cette pièce il est question de l’héritage du bon roi René et de l’influence de Palamède sur la décision de l’héritier du comté de Provence. Jean Aicard souligne aussi l’admiration du roi René pour Jeanne d’Arc et pour la France. Vers 19h00, la foule acclame les comédiens et l’auteur. C’est un succès énorme et désormais on ne viendra plus par hasard dans ce petit village, perché sur la colline.

Ruines du château des Forbin

ruineschateau

Léon Vérane
Le Tournebride

tournebrideverane

Le poète Léon Vérane, venu passer ses congés achètera la maison située à l’entrée de la place qu’il baptisera « Le Tournebride ».

Antonius Arena

arena

Eugène Silvain, comédien de la Comédie Française, ami de Jean Aicard, interpréta le rôle du Bon Roi René dans la pièce de théâtre écrite par le poète et jouée au mois d’août 1920. Le 19 mai 1929 le conseil municipal honora le tragédien en donnant son nom à une des places du village.

silvain-c-cres-f-buscheard
Buste Eugène Silvain, photo C.Cres & Buscheard

Paul Maurel 1883-1975, instituteur, historien. En 1936 il écrit « la vie tourmentée d’une commune à travers les âges » récit qui met en valeur l’histoire de notre village et son patrimoine.

François Armagnin, ouvrier armurier à l’Arsenal, chef de bureau à la mairie de Toulon. Poète, il collabore à de nombreuses revues littéraires.

Autour du Clocher de Solliès-Ville

Cloche Sainte, quand la nuit tombe.
Dans la plaine et sur le côteau,
Berce l’enfant dans un berceau
Et le vieillard près de la tombe
Et verse, tout le long du jour,
Dans le cœur de tous, l’amour.

 F. Armagnin

 

Le clocher
campanille
Le Campanile, photo C.Cres & F.Buscheardt